L’IBESR appelle à renforcer la protection des enfants face à la crise sécuritaire
À l’occasion de la Journée nationale de l’enfant, les autorités et leurs partenaires ont réaffirmé l’urgence de protéger les mineurs affectés par la violence, les déplacements et les vulnérabilités sociales.
L’Institut du Bien-Être Social et de Recherches a célébré dimanche la Journée nationale de l’enfant sous le thème « Solidarite, Responsabilite, Aksyon pou timoun kanpe djanm, pote diyite ak espwa pou demen », en lançant un appel à une mobilisation accrue en faveur de la protection de l’enfance en Haïti.
Dans un contexte marqué par l’insécurité, les déplacements forcés et les défis humanitaires, l’institution a rappelé que les enfants demeurent parmi les premières victimes des crises qui affectent le pays.
La directrice générale de l’IBESR, Arielle Jeanty Villedrouin, a souligné que la protection des enfants devait rester une priorité nationale malgré les difficultés actuelles.
« Aujourd’hui, nous ne célébrons pas une situation parfaite. Nous célébrons une conviction : aucune crise ne doit nous faire renoncer à nos enfants », a-t-elle déclaré.
La responsable a mis en avant plusieurs initiatives récemment entreprises par l’institution afin de renforcer les mécanismes de prise en charge des mineurs vulnérables.
Elle a notamment évoqué la signature d’un protocole de remise et de transfert des enfants affectés par les groupes armés ainsi que l’extension du Centre de Transit et d’Orientation des Cayes.
Selon les informations communiquées, la capacité d’accueil de cette structure est passée de 600 à 1 000 enfants, permettant une meilleure prise en charge des mineurs en situation de vulnérabilité.
La cérémonie a réuni plusieurs représentants du gouvernement ainsi que des partenaires internationaux engagés dans la protection de l’enfance.
Parmi eux figuraient le ministre des Affaires sociales et du Travail, Marc Élie Nelson, et le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Vijonet Démero.
Les deux responsables ont réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre les efforts destinés à garantir les droits fondamentaux des enfants.
Le représentant adjoint de l’UNICEF en Haïti, Yannick Dussart, a insisté sur la nécessité d’investir durablement dans l’éducation, la protection et le bien-être des jeunes générations.
De son côté, le directeur pays de Plan International Haïti, Prospery Raymond, a dénoncé toutes les formes de violences exercées contre les mineurs.
« Carton rouge à toutes les formes de violence », a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation collective contre les abus physiques, psychologiques, sexuels et institutionnels.
La journée a également été marquée par plusieurs activités culturelles et éducatives.
L’artiste Loutchina Décius a participé à la célébration, aux côtés de la jeune écrivaine Stessa May Irah Bigor, âgée de 11 ans.
Cette dernière a rappelé dans son intervention que « chaque enfant a des droits, mais aussi des rêves ».
En marge de la célébration, l’IBESR a organisé plusieurs activités de sensibilisation à travers le pays ainsi qu’un Salon de la protection de l’enfant réunissant diverses organisations partenaires, dont Save the Children.
L’institution a réaffirmé sa volonté de poursuivre ses actions afin de renforcer les mécanismes de protection de l’enfance et de garantir un avenir plus sûr aux jeunes générations haïtiennes.
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