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Thélyson Orélien reconnaît des plagiats, mais nie avoir écrit son roman avec l’IA 

13 October 2026
This content originally appeared on juno7 - Haïti News.
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Dans un texte transmis à l’AFP ce mardi 13 octobre, l’écrivain canado-haïtien présente ses excuses pour des plagiats dont il reconnaît la responsabilité. Il rejette toutefois les accusations selon lesquelles C’était ça ou mourir aurait été rédigé par une intelligence artificielle.

Thélyson Orélien est sorti du silence. Dans un texte transmis ce mardi 13 octobre 2026 à l’Agence France-Presse (AFP), l’écrivain canado-haïtien reconnaît sa responsabilité dans des plagiats et présente ses excuses. Il rejette cependant les accusations d’écriture par intelligence artificielle visant son roman C’était ça ou mourir.

« Aucune phrase de ce livre n’a été créée par une machine », affirme l’auteur, qui reconnaît avoir utilisé ponctuellement des outils pour effectuer des recherches. Dans son texte intitulé Ce roman que j’ai écrit, il qualifie de « calomnie » l’accusation selon laquelle son ouvrage aurait été rédigé par une intelligence artificielle générative.

L’écrivain insiste sur la dimension personnelle de son œuvre, qu’il présente comme le fruit de son expérience de l’exil et de celle d’autres migrants. « Ce roman, je l’ai écrit moi-même. Il vient de mes blessures et de celles des autres migrants », soutient-il.

Pour étayer ses déclarations, Thélyson Orélien indique avoir commencé la rédaction du roman à l’automne 2017, alors qu’il vivait au Québec, avant d’en achever une première version en 2019. Selon l’AFP, il ne fournit toutefois pas, dans ce texte, d’éléments permettant de vérifier cette chronologie.

La controverse autour de C’était ça ou mourir, un récit consacré au parcours d’un migrant entre Haïti et le Canada, a marqué la rentrée littéraire française. Le 25 septembre, l’Académie Goncourt a retiré le roman de sa première sélection, en invoquant à la fois les plagiats révélés dans des écrits antérieurs de l’auteur et des analyses qui, selon elle, indiquent un recours important à l’intelligence artificielle.

Cette appréciation de l’Académie reste contestée par Thélyson Orélien. Sa reconnaissance de plagiats dans des textes antérieurs ne constitue pas un aveu d’utilisation de l’IA pour écrire son roman.

L’ouvrage figure toujours dans la deuxième sélection du prix Renaudot, annoncée le 7 octobre.

Les plagiats reconnus concernent des textes publiés au Canada il y a plus de dix ans. Sur ce volet, l’écrivain admet sa responsabilité et présente ses excuses, tout en maintenant son démenti concernant la rédaction de C’était ça ou mourir.

Fin septembre, l’auteur avait regagné le Canada, interrompant sa tournée promotionnelle en France, où plusieurs rencontres étaient encore prévues à Paris et en région.