Haïti et les Nations unies prolongent leur cadre de coopération jusqu’à fin 2028
Le gouvernement haïtien et le Système des Nations unies ont validé la prolongation de leur Cadre de coopération jusqu’au 31 décembre 2028, avec l’objectif de mieux aligner les interventions internationales sur les priorités nationales en matière de sécurité, de développement et de gouvernance.
Le gouvernement haïtien et le Système des Nations unies ont approuvé la prolongation de leur Cadre de coopération jusqu’au 31 décembre 2028, à l’issue d’une réunion du Comité de pilotage organisée jeudi à l’hôtel Karibe, à Port-au-Prince.
La rencontre a été coprésidée par la ministre de la Planification et de la Coopération externe, Dre Sandra Paulemon, et la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies en Haïti, Nicole Boni Kouassi.
Des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique, des partenaires techniques et financiers, des agences onusiennes ainsi que des organisations de la société civile ont également participé aux travaux.
Au cours de son intervention, Sandra Paulemon a rappelé que le pays demeure confronté à d’importants défis sécuritaires, économiques et sociaux.
Selon elle, le Cadre de coopération constitue le principal mécanisme de coordination entre l’État haïtien et les Nations unies pour organiser les interventions autour des priorités nationales.
La ministre a insisté sur le fait que ce dispositif ne doit pas être considéré comme un simple document administratif, mais comme un outil stratégique destiné à améliorer la cohérence, l’efficacité et l’impact des actions menées en faveur du développement.
De son côté, Nicole Boni Kouassi a salué le rôle des autorités haïtiennes dans la conduite de ce partenariat.
Elle a rappelé que le Comité de pilotage est chargé de définir les grandes orientations de la coopération, d’évaluer les résultats obtenus et de veiller à ce que les programmes des Nations unies correspondent aux besoins et aux priorités identifiés par le gouvernement.
Les participants ont également examiné les résultats enregistrés en 2025 et discuté des ajustements nécessaires pour le prochain cycle de programmation.
À l’issue des échanges, un nouveau cadrage programmatique tenant compte du contexte sociopolitique et des priorités gouvernementales a été validé.
Sandra Paulemon a réaffirmé que le rétablissement de la sécurité demeure la priorité du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Elle a cité plusieurs chantiers en cours, notamment la mise en œuvre de la Commission nationale de désarmement, de démantèlement, de réinsertion et de réhabilitation, l’accélération du Programme national de stabilisation et de relance économique, sociale et territoriale, le renforcement des services sociaux essentiels, la protection des droits humains et l’accompagnement de la transition démocratique.
La ministre a également renouvelé l’engagement d’Haïti envers l’Agenda 2030 des Nations unies.
Elle a indiqué que les efforts se poursuivent dans la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire, ainsi que dans l’amélioration de l’accès à la santé, à l’éducation, à l’eau potable et aux infrastructures.
La question de l’autonomisation des femmes et du renforcement de la résilience des communautés figure également parmi les priorités présentées.
Sandra Paulemon a toutefois estimé que l’Objectif de développement durable 16, consacré à la paix, à la justice et à des institutions efficaces, constitue désormais une condition essentielle à la réalisation des autres objectifs de développement.
Elle a aussi souligné la présence de cinq femmes au sein du gouvernement, présentée comme une avancée en matière de représentation féminine dans les institutions publiques.
En clôturant les travaux, la ministre a appelé à faire de cette prolongation un levier pour obtenir davantage de cohérence, d’actions concrètes et de résultats mesurables.
Elle a assuré que le ministère de la Planification poursuivra son travail de coordination avec les institutions publiques, les collectivités territoriales, la société civile, le secteur privé, la diaspora, les agences des Nations unies et les partenaires financiers afin de soutenir la mise en œuvre des priorités nationales jusqu’en 2028.
À lire aussi : Situation en Haïti : état des lieux, enjeux et repères
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